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International
Journal of Clinical and Experimental Hypnosis
- Vol. 60, Issue 2 - Mars 2012
Des
exercices diaphragmatiques (abdominaux) assistés par
hypnose dans le traitement du bégaiement: une investigation
préliminaire
Résumé
: "Cette étude préliminaire explore
l'effet combiné d'une hypnothérapie intensive
et d'exercices diaphragmatiques dans le traitement du bégaiement.
Cinquante-neuf sujets atteints de bégaiement se sont
soumis à un entraînement de lever de poids à
l'aide de leur abdomen afin de renforcer leurs muscles respiratoires
et d'améliorer leurs mouvements diaphragmatiques. Ces
exercices comprenaient le lever de poids (de 2,0 à
4,0 kg) à l'aide de l'abdomen, et ce, pendant 2 heures
par jour, 8 jours consécutifs. L'hypnothérapie
a été utilisée pour soulager l'anxiété
des participants, favoriser leur confiance en soi et rehausser
leur motivation à s'exercer à lever les poids.
Les mesures pré-traitement et post-traitement se sont
avérées statistiquement significatives (p <
0,001). Les résultats de cette étude viennent
appuyer l'efficacité de l'entraînement diaphragmatique
assisté par hypnose dans la gestion du bégaiement,
mais ils devraient être contrevérifiés
au moyen d'essais comparatifs."
Référence
: Hypnotically
Assisted Diaphragmatic Exercises in the Treatment of Stuttering:
A Preliminary Investigation, Yalcin Kaya y Assen Alladin,
International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis,
Volume 60, Issue 2, 2012
Modulation
du réseau du mode par défaut à l'aide
de l'hypnose
Résumé
: "Le débat se poursuit toujours sur le sujet
de la base neurale de l'état hypnotique, mais une récente
hypothèse semble indiquer que l'hypnose pourrait produire
des changements dans le réseau du mode par défaut
(RMD). Le RMD est un réseau de zones du cerveau plus
actives durant l'exécution de tâches peu exigeantes
que durant celle de tâches très exigeantes, et
il a été lié à des processus tels
que la pensée indépendante des tâches,
la mémoire épisodique, le traitement sémantique
et la conscience de soi. La corrélation entre l'expérientiel
et le cognitif relativement au RMD demeure toutefois difficile
à étudier directement. En utilisant l'hypnose
comme moyen de modifier l'état de repos (l'état
de défaut), en concomitance avec des mesures subjectives
et l'imagerie du cerveau, les auteurs ont découvert
que l'état d'absorption attentionnelle qui suit une
induction hypnotique était associé à
une réduction de l'activité du RMD et à
une augmentation de l'activité des systèmes
attentionnels préfrontaux, dans diverses conditions
invariantes de stimulation visuelle passive. La découverte
de la distinction subjective et neurale entre l'hypnose et
la pensée conceptuelle spontanée au repos est
également pertinente dans la compréhension du
phénomène de l'hypnose lui-même."
Référence
: Modulating
the Default Mode Network Using Hypnosis, Quinton Deeley,
David A. Oakley, Brian Toone, Vincent Giampietro, Michael
J. Brammer, Steven C. R. Williams, y Peter W. Halligan, International
Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, Volume 60,
Issue 2, 2012
Évaluation de résultats
obtenus à l'aide de l'hypnose en tant qu'outil expérimental
dans un laboratoire de physiologie cardiovasculaire
Résumé
: "Les auteurs exposent en détail leur collaboration
multidisciplinaire de cardiologues, physiologues, neurologues,
psychologues, ingénieurs et statisticiens dans leur
recherche des effets de l'hypnose sur le système cardiovasculaire
et présentent leur apport à cette documentation
encore incomplète. Cet article détaille leurs
résultats et fournit des lignes de conduite aux chercheurs
désireux de reproduire ces recherches sur l'effet de
l'hypnose sur le système cardiovasculaire."
Référence
:
Measured
OutcomesWith Hypnosis as an Experimental Tool in a Cardiovascular
Physiology Laboratory, Edoardo Casiglia, Valérie
Tikhonoff, Nunzia Giordano, Elisa Andreatta, Giuseppe Regaldo,
Maria T. Tosello, Augusto M. Rossi, Daniele Bordin, Margherita
Giacomello, y Enrico Facco, International Journal of Clinical
and Experimental Hypnosis, Volume 60, Issue 2, 2012
>
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le sommaire de l'International Journal of Clinical and Experimental
Hypnosis Mars 2012
L'hypnothérapie
cognitive -
American journal of clinical hypnosis (Volume 54, Issue 4,
2012)
Le
numéro de mars 2012 de l'american journal of clinical
hypnosis fait le point sur l'utilisation combinée de
l'hypnose et des TCC également appelée hypnothérapie
cognitive et comportementale. Il aborde son utilité
et, plus généralement, d'une approche intégrative
dans le traitement de divers troubles : troubles anxieux,
dépression, troubles dissociatifs, boulimie, douleurs
et stress post-traumatique.
Quelques
références de ce numéro :
Hypnothérapie
cognitive et troubles anxieux : Cognitive
Hypnotherapy for Anxiety Disorders, William L. Golden
Hypnothérapie
cognitive et dépression : Cognitive
Hypnotherapy for Major Depressive Disorder, Assen Alladin
Hypnothérapie
cognitive et gestion de la douleur : Cognitive
Hypnotherapy for Pain Management, Gary Elkins, Aimee Johnson
& William Fisher
Stress
post-traumatique, hypnothérapie cognitive et pleine
conscience :
Post-traumatic
Stress Disorder: Cognitive Hypnotherapy, Mindfulness, and
Acceptance-Based Treatment Approaches, Steven Jay Lynn,
Anne Malakataris, Liam Condon, Reed Maxwell & Colleen
Cleere
Hypnothérapie
cognitive et comportementale et troubles dissociatifs :
Cognitive
Behavioral Hypnotherapy for Dissociative Disorders, Catherine
G. Fine
Hypnothérapie
cognitive et boulimie :
Cognitive
Hypnotherapy With Bulimia, Marianne Barabasz
>
Tout
le sommaire de l'american journal of clinical hypnosis sur
l'hypnothérapie cognitive
>>
Les croyances sur l'hypnose à l'épreuve des
données scientifiques : Hypnosis:
a twilight zone of the top-down variety,
Amir Raz, Trends in Cognitive Sciences December 2011, Vol.
15, No. 12 (Libre accès)
>>
Hypnose et Fibromyalgie : Multicomponent
cognitive-behavioral group therapy with hypnosis for the treatment
of fibromyalgia: long-term outcome.
Castel A, Cascón R, Padrol A, Sala J, Rull M. J Pain.
2012 Mar;13(3):255-65. Epub 2012 Jan 29.
>>
EEG et Mesure de la susceptibilité hypnotique:
Comparison
of different EEG features in estimation of hypnosis susceptibility
level, Baghdadi G., Nasrabadi AM., Comput Biol Med. 2012
Feb 29
International
Journal of Clinical and Experimental Hypnosis
Vol. 60, Issue 1 - Janvier 2012
>> Imagerie
fonctionnelle et lévitation hypnotique du bras
Résumé
: "La
présente étude (N=37 sujets hautement, moyennement
et faiblement hypnotisables) porte sur les rapports de profondeur
de l'état hypnotique et de l'activité EEG durant
le soulèvement – volontaire et induit par
hypnose – du bras gauche, à l'aide de la
neuro-imagerie fonctionnelle sLORETA. L'état hypnotique
était associé à une activité accrue
des fréquences EEG rapides dans les régions
antérieures et à des basses fréquences
EEG dans les régions centrales-pariétales, du
côté gauche exclusivement. Le soulèvement
volontaire était associé à une activité
rapide des fréquences dans les régions centrales-pariétales
de l'hémisphère droit, et à une activité
lente des fréquences dans les régions antérieures
gauches. Le degré d'hypnotisabilité n'a pas
eu d'effet significatif sur l'activité EEG, mais il
y a eu corrélation entre la profondeur de l'état
hypnotique et une augmentation des fréquences lentes
dans l'hémisphère gauche et une diminution des
fréquences rapides de l'activité EEG dans la
région centrale. L'hypnose a eu un effet minimal sur
les déclarations de profondeur de l'état hypnotique
chez les sujets faiblement hypnotisables, un effet modéré
chez les sujets moyennement hypnotisables et un effet important
chez les sujets hautement hypnotisables. Étant donné
l'absence de données relatives au bras droit, il reste
à clarifier le rôle que jouent les deux hémisphères"
Référence :
EEG sLORETA Functional Imaging During Hypnotic Arm Levitation
and Voluntary Arm Lifting, Etzel Cardeña, Dietrich
Lehmann, Pascal L. Faber, Peter Jönsson, Patricia Milz,
Roberto D. Pascual-Marqui et Kieko Kochi, International Journal
of Clinical and Experimental Hypnosis - Vol. 60, Issue 1 -
Janvier 2012
>>
Les exigences cognitives d'une réaction hypnotique
Résumé
: "Les auteurs de cette étude ont testé
l'hypothèse selon laquelle la réaction hypnotique
n'exige aucun effort. Ils ont comparé les réactions
de participants hautement hypnotisables avec celles de participants
faiblement hypnotisables (N=70) en état d'hypnose et
en état d'éveil, selon un paradigme de la tâche
double, en vertu duquel il leur était demandé
de maintenir une cécité hypnotique durant la
présentation de stimuli visuels d'intensité
variable, tout en effectuant simultanément une seconde
tâche. Alors que les participants hautement hypnotisables
démontraient, tant en état d'hypnose qu'en état
d'éveil, des niveaux comparables de conviction dans
la suggestion hallucinatoire, la performance des sujets hautement
hypnotisables dans la seconde tâche s'est révélée
inférieure en présence du stimulus. L'accomplissement
de la tâche secondaire diminuait avec l'intensification
du stimulus visuel. Ces résultats contredisent la notion
selon laquelle la réaction hypnotique n'exige pas de
ressources cognitives, et semblent indiquer la nécessité
de fournir un effort supplémentaire pour résoudre
le conflit séparant la réalité de la
suggestion."
Référence : The
Cognitive Demands of Hypnotic Response, Miriam Wyzenbeek,
Richard A. Bryant, International Journal of Clinical and Experimental
Hypnosis - Vol. 60, Issue 1 - Janvier 2012
>> Examen
du débit sanguin cérébral durant l'état
hypnotique au moyen de l'échographie Doppler
Résumé
:
Les auteurs ont mesuré le débit cérébral
de sujets en état normal d'éveil (imagerie mentale
en état d'éveil calme) et en état d'hypnose.
L'hypnose cause une augmentation significative de la vélocité
moyenne du débit (Vm) dans l'artère cérébrale
moyenne (MCA) en état d'hypnose (État II) comparativement
à l'État I, présent cinq (5) minutes
avant l'induction hypnotique. La Vm a diminué dans
l'État III (imagination hypnotique). Après la
fin de l'état d'hypnose, les valeurs de la Vm revenaient
à la ligne de base. Les valeurs de l'indice de pulsatilité
et de l'indice de résistivité ont indiqué
des variations significatives durant la surveillance échographique
entre les États I et IV (cinq (5) minutes après
la fin de l'état d'hypnose). Ces deux valeurs étaient
significativement plus élevées en État
I qu'en État IV. Ces résultats montrent que
l'état hypnotique peut moduler le débit sanguin
cérébral.
Référence
: Cerebral
Blood Flow Evaluation During the Hypnotic State With Transcranial
Doppler Sonography, Turan Uslu, Atilla Ilhan, Osman Ozcan,
Dilek Turkoglu, Alevtina Ersoy, Emine Celik, International
Journal of Clinical and Experimental Hypnosis - Vol. 60, Issue
1 - Janvier 2012
>
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le sommaire de l'International Journal of Clinical and Experimental
Hypnosis Janvier 2012
>>
Hypnose et Chirurgie de la cataracte : Hypnosis
for cataract surgery in an American Society of Anesthesiologists
physical status IV patient,
Kiss G, Butler J., Anaesth Intensive Care. 2011 Nov;39(6):1139-41
>> Hypnose
et céphalées : Hypnotic
Relaxation Vs Amitriptyline for Tension-Type Headache: Let
the Patient Choose
Ezra Y, Gotkine M, Goldman S, Adahan HM, Ben-Hur T., Headache.
2011 Dec 21
>>
Réduire l'anxiété opératoire
des enfants grâce à l'hypnose (09/12/11)
Le
webzine de l'APHP présente une étude pilotée
par Karine Tiberghien, infirmière anesthésiste
et Nathalie Duparc-Alégria, infirmière ressource
douleur (hôpital Robert Debré), depuis le mois
de mars 2011. Cette étude a pour objectif de mesurer
l'impact d'une séance d'hypnose avant une intervention
chirurgicale sur l'anxiété et la douleur ressentis
par les enfants. Cette étude portera sur 100 enfants
âgés de 10 à 18 ans dans le cadre de deux
interventions de chirurgie orthopédique. Le groupe
"hypnose" bénéficiera d'une courte
séance d'hypnose avant tout geste anxiogène
tandis que le groupe dit "classique" bénéficiera
d'une prise en charge classique. Le souhait des infirmières
chargées de ce projet est de mesurer de façon
objective l'intérêt de l'hypnose dans ce type
de prise en charge.
>En
savoir plus sur ce programme de recherche infirmière
AP-HP
> Lire
l'article du Parisien
>>
L'hypnose et le Toucher-Massage (R) pour soulager la douleur
en fin de vie.
Antoine
Bioy, Thierry Moreaux, Agnès Pasturel, Chantal Wood
Soins Pédiatrie/Puériculture- 2011 - Vol 32,
N° 262 - pp. 35-38
Résumé
: "La prise en charge de la douleur en soins palliatifs
demande une expertise particulière. Les méthodes
dites complémentaires, comme l'hypnose ou le Toucher-Massage
(R), agissent non seulement sur la prévention et le
traitement de la douleur mais permettent également
un accompagnement global de l'enfant, en lui procurant un
meilleur confort physique et psychique. Bien plus que des
techniques, l'hypnose et le Toucher-Massage (R) constituent
de réelles manières de penser l'acte infirmier,
axées sur l'humain et son évolution, jusqu'aux
derniers instants." >
En
savoir plus
>> Hypnose
et douleur : questions posées au Docteur Antoine Bioy
revue
Douleurs, Évaluation - Diagnostic - Traitement, Vol
12 - N°5 - octobre 2011, pages 265-268 > En
savoir plus sur ce numéro Douleurs
>>
Intégrer l'hypnose en psychothérapie de la douleur,
A. Violon, Douleur et Analgésie, vol. 24, n° 1,
2011/03, pages 28-37
> En
savoir plus sur ce numéro Douleur et Analgésie
>>
Novembre
2011 - Publications récentes :
>>
Etude sur les représentations de l'hypnose chez les
professionnels de santé en soins palliatifs
Référence
: Hypnotherapy:
fact or fiction: a review in palliative care and opinions
of health professionals. Desai
G, Chaturvedi SK, Ramachandra S. Indian
J Palliat Care. 2011 May;17(2):146-9.
>> Hypnose
et bouffées de chaleur chez les femmes ménopausées
Référence
: Hypnosis
for hot flashes among postmenopausal women study: A study
protocol of an ongoing randomized clinical trial,
Gary R Elkins,
William I Fisher,and Aimee K Johnson, BMC Complement
Altern Med. 2011; 11: 92. (Libre accès)
>>
Susceptibilité hypnotique et composantes de l'attention
Référence
: Lack
of correlation between hypnotic susceptibility and various
components of attention. Varga K, Németh Z, Szekely
A. Conscious Cogn. 2011 Dec;20(4):1872-81. Epub 2011 Oct 2.
>>
La
musique, la transe et l'hypnose. Impact de la musique sur
l'individu
Référence
: Musical
Hypnosis: Sound and Selfhood from Mesmerism to Brainwashing,
James Kennaway, Soc Hist Med (2011) (Libre accès)
>>
Mémoire
: Hypnose et Dentiste (2011)
Gaëlle
Audfray propose un mémoire sur l'utilisation de l'hypnose
en odontologie. Elle dresse ainsi un état des lieux
des applications de l'hypnose dans le cabinet dentaire : dans
le traitement des douleurs aigües et chroniques ainsi
que pour gérer l'anxiété et les phobies
aux soins dentaires. Une bonne manière de faire le
point sur cette pratique qui se développe de plus en
plus en dentisterie.
Lire
la notice
| Consulter
le document
American
Journal of Clinical Hypnosis :
>> Hypnose
et nausées persistantes de la femme enceinte
Référence
: Treating
Persistent Nausea of Pregnancy With Hypnosis: Four Cases,
by Madrid, Antonio, Giovannoli, Richard, Wolfe, Maureen, American
Journal of Clinical Hypnosis, Octobre 2011
>
Tout
le sommaire de l'American Journal of Clinical Hypnosis - Octobre
2011
>>
Octobre
2011 - Publications récentes :
International
Journal of Clinical and Experimental Hypnosis :
>>
Hypnose et anesthésie dentaire chez les enfants
:
une étude prospective comparative
Adeline
Huet, Marie-Madeleine Lucas-Polomeni, Jean-Claude Robert,
Jean-Louis Sixou et Eric Wodey
Abstract
: "Les auteurs de cette étude prospective
avait commencé par émettre l'hypothèse
que l'hypnose pouvait réduire l'anxiété
et la douleur associées à l'anesthésie
dentaire. Trente enfants de 5 à 12 ans ont été
placés au hasard dans 2 groupes, les participants du
premier devant recevoir une suggestion d'hypnose au moment
de l'anesthésie (H), mais non ceux de l'autre groupe
(NH). Le niveau d'anxiété des enfants a été
évalué à l'aide de l'échelle modifiée
de l'anxiété préopératoire de
Yale (mYPAS), et ce, à quatre reprises : aux moments
de l'admission à l'étude, de la consultation
initiale, de l'installation des enfants dans le fauteuil du
dentiste et de l'administration de l'anesthésie. Après
l'anesthésie, une échelle visuelle analogique
et un score modifié de douleur objective (mOPS) ont
été utilisés pour évaluer l'expérience
de la douleur. Les scores médians mYPAS et mOPS étaient
considérablement plus faibles dans le groupe H que
dans le groupe NH. Beaucoup plus d'enfants du groupe H n'ont
manifesté aucune douleur ou que très peu de
douleur. Cette étude semble confirmer que l'hypnose
peut efficacement réduire l'anxiété et
la douleur chez les enfants recevant une anesthésie
dentaire."
Référence
: Hypnosis
and Dental Anesthesia in Children: A Prospective Controlled
Study, The International Journal of Clinical and Experimental
Hypnosis, Volume 59, Number 4 - October 2011
>> Les
effets de l'analgésie hypnotique sur le seuil de tolérance
à la douleur dentaire
Enrico Facco, Edoardo Casiglia, Serena Masiero, Valery Tikhonoff,
Margherita Giacomello et Gastone Zanette
Abstract
: "La fréquence, l'intensité et la
sélectivité de l'analgésie hypnotique
(AH) ont été mises à l'essai par voie
de stimulation de la pulpe dentaire. Trente-et-un sujets en
bonne santé ont reçu des suggestions hypnotiques
d'anesthésie de l'arc mandibulaire droit. Ils ont également
reçu une suggestion posthypnotique d'analgésie
continue. Le seuil de tolérance à la douleur
de la première prémolaire a été
mesuré bilatéralement avant, durant et après
l'hypnose à l'aide d'un appareil de vérification
de la pulpe dentaire. Durant l'hypnose, le seuil de tolérance
à la douleur a augmenté de façon significative
(p < 0,0001) des deux côtés. Après
l'hypnose, le seuil de tolérance à la douleur
du côté droit était plus élevé
que l'état basal."
Référence
: Effects
of Hypnotic Focused Analgesia on Dental Pain Threshold,
The International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis,
Volume 59, Number 4 - October 2011
>> Recours
à l'hypnose préopératoire pour réduire
la douleur postopératoire et les effets secondaires
liés à l'anesthésie
Michael
W. Lew, Kathy Kravits, Carlos Garberoglio et Anna Cathy Williams
Référence
: Use
of Preoperative Hypnosis to Reduce Postoperative Pain and
Anesthesia-Related Side Effects, The International Journal
of Clinical and Experimental Hypnosis, Volume 59, Number 4
- October
2011
>
Tout
le sommaire de l'International Journal of Clinical and Experimental
Hypnosis
>> American
Journal of Clinical Hypnosis (en libre accès):
Hypnose
et douleurs abdominales fonctionnelles : Hypnosis
for Functional Abdominal Pain, Gottsegen, David, American
Journal of Clinical Hypnosis, Juillet 2011
Hypnose
et gestion de l'anxiété de l'enfant :
Childhood
Anxiety, Worry, and Fear: Individualizing Hypnosis Goals and
Suggestions for Self-Regulation
by Kaiser, Pamela, American Journal of Clinical Hypnosis,
Juillet 2011
Place
des parents dans la thérapie de l'enfant par l'hypnose
: Hypnosis
and Parents: Pattern Interruptus, by Linden, Julie H,
American Journal of Clinical Hypnosis, Juillet 2011
>
Tout
le sommaire de l'American Journal of Clinical Hypnosis - Juillet
2011
>>
Juillet
2011 - Publications récentes :
Hypnose
et Fibromyalgie : Efficacy
of hypnosis/guided imagery in fibromyalgia syndrome - a systematic
review and meta-analysis of controlled trials. K Bernardy,
N Fuber, P Klose, and W Hauser BMC Musculoskelet Disord, June
15, 2011; 12(1): 133 (disponible en libre accès)
Oxytocine
et Hypnotisabilité : Oxytocin
as a moderator of hypnotizability.Bryant RA, Hung L, Guastella
AJ, Mitchell PB. Psychoneuroendocrinology. 2011 Jun 6.
International
journal of clinical and experimental hypnosis :
Hypnotisabilité
et faux souvenirs : Are
high hypnotizables especially vulnerable to false memory effects?
A sociocognitive perspective. Wagstaff
GF, Wheatcroft JM, Jones AC. Int J Clin Exp Hypn. 2011 Jul;59(3):310-26.
Imagerie
cérébrale et conceptualisation de la transe
hypnotique : Does
neuroimaging of suggestion elucidate hypnotic trance?
Raz A. Int J Clin Exp Hypn. 2011
Jul;59(3):363-77.
Tout
le sommaire du journal
international d'hypnose clinique et expérimentale
>>
Differential
frontal-parietal phase synchrony during hypnosis as a function
of hypnotic suggestibility.
DB Terhune, E Cardena, and M Lindgren,
Psychophysiology, April 15, 201
>>
The
effects of encoding in hypnosis and post-hypnotic suggestion
on academic performance.
Jacobson N, Kramer S, Tharp A, Costa
S, Hawley P, Am J Clin Hypn. 2011 Apr;53(4):247-54
>> Hypnose
et Phobies Dentaires
A
practice-based comparison of brief cognitive behavioural treatment,
two kinds of hypnosis and general anaesthesia in dental phobia.
Wannemueller
A, Joehren P, Haug S, Hatting M, Elsesser K, Sartory G.
Psychother Psychosom. 2011;80(3):159-65. Epub 2011 Mar 3
>> Journal
international d'Hypnose Clinique et Expérimentale
Au
sommaire du numéro de Avril 2011 de l'International
Journal of Clinical and Experimental Hypnosis :
Recherches
: Liens entre hypnotisabilité et imagerie intérieure
>>
La
relation entre l'hypnotisabilité, l'imagerie intérieure
et l'efficacité de la programmation neurolinguistique
Abstract
: "Des
scores subjectifs et des variables autonomiques (rythme cardiaque,
délai de conduction cutanée) ont été
utilisés pour vérifier la réalité
de l'expérience intérieure durant le rappel
d'évènements passés émotionnellement
négatifs, positifs ou neutres, chez 19 sujets hautement
hypnotisables (HH) et 12 sujets faiblement hypnotisables (FH),
dans le cadre de séances expérimentales hypnotiques
et non hypnotiques. L'influence de l'hypnotisabilité
sur l'efficacité de la technique de programmation neurolinguistique
(PNL) basée sur l'imagerie mentale a également
été utilisée. Les résultats ont
démontré que les scores subjectifs de clarté
de l'imagerie et d'intensité émotionnelle étaient
significativement plus élevés chez les sujets
HH que chez les sujets FH, et ce dans les deux séances.
Le souvenir d'évènements passés n'était
suivi d'une augmentation de l'activité autonomique
que chez les sujets HH. La procédure de PNL était
suivie d'une diminution de l'intensité émotionnelle
négative dans les deux groupes, mais une baisse de
l'activité autonomique a été observée
chez les sujets HH et non chez les sujets FH." Johanne
Reynault C. Tr. (STIBC)
Référence
: The
Relationship Between Hypnotizability, Internal Imagery, and
Efficiency of Neurolinguistic Programming
International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis,
Anna V. Kirenskaya; Vladimir Y. Novototsky-Vlasov; Andrey
N. Chistyakov; Vyacheslav M. Zvonikov, Volume 59, Issue 2,
2011, Pages 225 - 241
>>
Identification
visuelle d'objets explorés haptiquement chez des sujets
hautement hypnotisables et chez des sujets faiblement hypnotisables
Abstract
:
L'hypnotisabilité est associée à des
caractéristiques particulières d'intégration
sensorimotrice, d'habileté de l'imaginaire et d'une
prédilection pour la modalité sensorielle de
l'imagerie mentale. La reconnaissance visuelle d'objets explorés
par le toucher se caractérise par une interaction de
ces processus et constitue un outil valable dans l'examen
de leur modulation éventuelle liée à
l'hypnotisabilité. Seize sujets hautement hypnotisables
(HH) et 16 sujets faiblement hypnotisables (FH) ont participé
à cette étude. On a observé une haute
fréquence de reconnaissance (FR) exacte chez les sujets
hautement hypnotisables. On a de plus constaté une
amélioration de la FR dans les deux groupes de l'étude.
On a observé que, avec de la pratique, les délais
de reconnaissance (DR) devenaient plus courts chez des hommes
HH et chez des femmes FH. Ces résultats sont conformes
à la documentation existante indiquant que les niveaux
d'hypnotisabilité peuvent être associés
à des modes précis d'intégration sensorielle
ou d'imagerie mentale. Johanne Reynault C. Tr. (STIBC)
Référence
: Visual
Identification of Haptically Explored Objects in High and
Low Hypnotizable Subjects, Eleonora Castellani; Giancarlo
Carli; Enrica Laura Santarcangelo , International Journal
of Clinical and Experimental Hypnosis, Volume 59, Issue 2,
2011, Pages 250 - 265
>
Tous
les résumés de International Journal of Clinical
and Experimental Hypnosis Le volume Volume 59, Issue 2, 2011
>>
Stérilisation
tubaire par voie hystéroscopique avec le système
Essure® : étude descriptive et évaluation
de l'efficacité de l'hypnose
E.
Gauchotte , C. Masias, N. Bogusz, A. Koebele, Journal de Gynécologie
Obstétrique et Biologie de la Reproduction, 2011.02.007
>
En savoir plus
>>
American Journal of Clinical Hypnosis
Le
Numéro Janvier 2011 est paru : voir
le sommaire
>> Journal
international d'Hypnose Clinique et Expérimentale
Au
sommaire du numéro de Janvier 2011 de l'International
Journal of Clinical and Experimental Hypnosis :
>>Les
effets de la formation en autohypnose et en restructuration
cognitive sur lintensité de la douleur quotidienne
et sur la dramatisation chez des personnes souffrant de sclérose
en plaques et de douleur chronique
Résumé
: "Quinze adultes souffrant de sclérose en
plaques ont suivi 16 séances de traitement contre la
douleur chronique incluant 4 séances, chacune comportant
4 modules : 1) une intervention en contrôle de sensibilisation;
2) une formation en autohypnose (HYP); 3) une restructuration
cognitive (RC); et 4) une intervention combinée dhypnose
et de restructuration cognitive(RC-HYP). Les résultats
viennent confirmer les effets bénéfiques supérieurs
de lHYP, par rapport au RC, sur la douleur dintensité
moyenne. Le traitement RC-HYP semble avoir donné des
effets bénéfiques supérieurs à
ceux de la RC et de l'HYP, pris individuellement. Dautres
recherches portant sur lefficacité dune
intervention combinant la RC et lHYP sont par conséquent
recommandées."
Références
: Effects
of Self-Hypnosis Training and Cognitive Restructuring on Daily
Pain Intensity and Catastrophizing in Individuals with Multiple
Sclerosis and Chronic Pain, Mark P. Jensen, Dawn M. Ehde,
Kevin Gertz, Brenda L. Stoelb, Tiara M. Dillworth, Adam T.
Hirsh, Ivan R. Molton et George H. Kraft
>>Les
normes en matière de plan dessais non pharmacologiques
et de publication des conclusions de ceux-ci facilitent-elles
les études portant sur lhypnothérapie?
Résumé
:
"La conception et la qualité de 30 essais hypnothérapeutiques
récents (menés de 2000 à 2008) ont été
évaluées à laide de la liste de
vérification utilisée dans lévaluation
des rapports de traitements non pharmacologiques (CLEAR-NPT).
La répartition aléatoire a été
adéquatement déclarée dans 53 % des études.
Le masquage des participants et des chercheurs nest
pas possible dans le cadre détudes en hypnothérapie.
Le masquage des évaluateurs est rarement introduit
en essai clinique aléatoire (ECA) (27 %). Les rapports
et la qualité des études publiées sur
lhypnothérapie ont besoin damélioration.
Les investigateurs peuvent envisager dutiliser la liste
de contrôle CLEAR-NPT pour évaluer la qualité
dune étude, mais il faudra veiller à documenter
ladhésion au protocole dintervention, la
standardisation des co-interventions, les attentes et opinions
des participants et des chercheurs et, enfin, lhypnotisabilité
des participants."
Références
: Do
Standards for the Design and Reporting of Nonpharmacological
Trials Facilitate Hypnotherapy Studies?
Isabelle Marc, Marie-Claude Pelland-Marcotte et edzard
Ernst
>>
La suggestion analgésique
hypnotique améliore la modulation de la douleur lombaire
chronique en faisant appel au réseau émotionnel
: Un étude de limagerie médicale obtenue
à l'aide de la tomographie par émission de positons
(TEP)
Résumé
: "Cette
étude visait à caractériser les réseaux
neuronaux mis en cause chez des patients lombalgiques chroniques
durant une hypnoanalgésie. Une TEP a été
effectuée sous deux états de conscience : en
éveil normal et sous hypnose. Deux groupes de patients
ont reçu une suggestion analgésique directe
ou indirecte. Létat déveil normal
montrait une activité dans un réseau cognitivo-sensoriel
de la modulation de la douleur, notamment dans le cortex frontotemporal,
linsula, le cortex somesthésique et le cervelet.
Létat hypnotique activait un réseau émotionnel
de modulation de la douleur, y compris le cortex frontotemporal,
linsula, le noyau caudé, laccumbens, le
noyau lenticulaire et le cortex cingulaire antérieur
(CCA). Une suggestion directe activait les processus cognitifs
par voie des cortex frontal, préfrontal et orbitofrontal,
alors qu'une suggestion indirecte activait un réseau
plus étendu et plus émotionnel comprenant le
cortex frontal, linsula antérieur, le lobule
pariétal inférieur, le noyau lenticulaire et
le CCA. Confirmés par des données déchelle
analogique visuelles, ces résultats indiquent que la
modulation de la douleur chronique est supérieure sous
hypnose, laquelle augmente létendue des deux
réseaux activés."
Références
: Chronic
Low-Back Pain Modulation Is Enhanced by Hypnotic Analgesic
Suggestion by Recruiting an Emotional Network: A PET Imaging
Study
Fanny Nusbaum, Jérôme Redouté, Didier
le Bars, Pierre Volckmann, François Simon, Salem Hannoun,
Gérard Ribes, Jacques Gaucher, Bernard Laurent et Dominique
Sappey-Marnier
>>Un
essai clinique comparatif à répartition aléatoire
sur les effets de lhypnose, avec animation en réalité
virtuelle 3D, sur la fatigue, lhumeur et le cortisol
salivaire
Résumé
:
Des études de cas indiquent que lhypnose, accompagnée
dun élément de réalité virtuelle
(RV), peut savérer une intervention efficace,
bien que peu détudes comparatives de suivi à
répartition aléatoire aient comparé ces
interventions avec des traitements hypnotiques standards.
Trente-cinq participants en bonne santé ont été
choisis au hasard pour recevoir lautohypnose avec imagerie
en réalité virtuelle, lautohypnose standard,
ou des interventions utilisant la relaxation. Les modifications
du sommeil, du niveau de cortisol et de lhumeur ont
été examinées. Lautohypnose consistait
en 10 séances de 20 minutes chacune de visualisation
dun scénario de saine immunité. La concentration
a également été enregistrée en
tant quagent possible de régulation. Une régression
modérée a indiqué que les deux interventions
hypnotiques produisaient des coefficients de fatigue significativement
inférieurs à ceux de la relaxation, lorsque
la concentration était élevée. Lorsque
la concentration était faible, la RV produisait des
coefficients de mobilisation significativement plus élevés,
même si ces résultats nentraînaient
pas damélioration démontrable des résultats.
Cette étude indique que limagerie en RV peut
augmenter la mobilisation par rapport aux méthodes
traditionnelles, mais une étude plus poussée
de son potentiel damélioration de lefficacité
thérapeutique est nécessaire.
Références
: A
Randomized Controlled Trial of the Effects of Hypnosis with
3D Virtual Reality Animation on Tiredness, Mood and Salivary
Cortisol, Trevor Thompson, Tony Steffert, Anthony Steed et
John Gruzelier
Dautres
articles dans ce numéro de janvier 2011 :
>> Réceptivité
aux suggestions hypnotiques : Attentes, attitudes, tendance
aux fantasmes, absorption et sexe des participants
Références
: Hypnotic
Responsiveness: Expectancy, Attitudes, Fantasy Proneness,
Absorption, and Gender, Joseph P. Green et Steven Jay
Lynn
>>De
lhistoire des troubles dissociatifs de lidentité
en Allemagne : Le docteur Justinus Kerner et la fille dOrlach
ou la possession en tant qu« échange du
soi »
Références
: On
the History of Dissociative Identity Disorders in Germany:
The Doctor, Justinus Kerner and the Girl From Orlach or Possession
as an Exchange of the Self, Burkhard Peter
>>Un
étranger dans le miroir : Créer par lhypnose
la
conviction délirante que la réflexion de soi
dans le miroir représente un étranger
Références
: A
Stranger in the Looking Glass: Developing and Challenging
a Hypnotic Mirrored-Self Misidentification Delusion
Amanda J. Barnier, Rochelle E. Cox, Michael Connors, Robyn
Langdon et Max Coltheart
>
De la douleur de l'enfant à l'usage de l'hypnoanalgésie
(09/2010)
Cet
Article d'Antoine Bioy et Chantal Wood proposé par
"médecine et enfance" présente la
douleur de l'enfant et la façon dont l'hypnoanalgésie
peut la soulager. Les auteurs rappellent dans un premier temps
que la douleur de l'enfant s'exprime différemment en
fonction de l'âge. Le jeune enfant par exemple, du fait
de son immaturité psychique, cesse rapidement de percevoir
la douleur comme une perception anormale et en conséquence
cesse aussi rapidement de se plaindre. Repli sur soi ou projection
de l'agressivité peuvent ainsi être les modes
d'expression de la douleur de l'enfant jeune.
C'est pourquoi il est nécessaire pour le soignant d'apprendre
à communiquer avec le patient afin de mieux prendre
en charge sa douleur. Il pourra par exemple diminuer le sentiment
de peur en informant mieux le patient, avec un vocabulaire
adapté. Il pourra également adopter une écoute
bienveillante afin de diminuer l'anxiété et
favoriser l'expression des émotions.
Les auteurs proposent ensuite quelques principes de communication
simples face à l'enfant douloureux, par exemple en
lui permettant de détourner son attention, en dédramatisant
la situation par l'usage d'un langage imagé ou en lui
permettant d'anticiper la fin de la douleur, le soulagement.
L'hypnoanalgésie prolonge cette démarche. Elle
permet à l'enfant de mettre à distance sa douleur
en se plongeant dans son imaginaire. L'hypnose permet de construire
avec lui une réalité qu'il va pouvoir modeler.
Antoine Bioy et Chantal Wood abordent enfin de quelle façon
l'hypnose agit au niveau cérébral. L'imagerie
cérébrale a, en effet, permis d'une part de
démontrer que l'état hypnotique existe bien
et d'autre part d'identifier les aires cérébrales
et les mécanismes impliqués dans la réduction
du ressenti douloureux par l'hypnose.
Référence
: De la douleur de l'enfant à l'usage de l'hypnoanalgésie,
A. Bioy, C. Wood, Médecine et enfance, vol. 30, n°
9, 2010/09, pages 321-327, 21
>
Article
en libre accès sur simple inscription au site
>>
Étude prospective comparant lhypnosédation
et lanesthésie générale pour la
pose de dispositif de stérilisation intratubaire en
ambulatoire
Résumé
:
"Objectif : Comparer
lhypnosédation à lanesthésie
générale chez des patientes devant bénéficier,
en ambulatoire, de la pose de dispositifs de stérilisation
intratubaire (Essure).
Type
détude : Étude prospective comparative
de type cas-témoin.
Patients
et méthodes :Deux
groupes de 12 patientes sont appariés et comparés
à partir du choix de la technique anesthésique
: hypnosédation (HYP) avec complément de sédation
possible par propofol et rémifentanil ou anesthésie
générale (AG) associant propofol, sévoflurane
et rémifentanil. Lévaluation de lanxiété
et de la douleur repose sur une échelle EVA. Lanalyse
statistique fait appel à des tests non paramétriques
pour données appariées (test de Wilcoxon).
Résultats
: Toutes
les patientes ont été opérées.
Les deux groupes sont statistiquement comparables. Lanxiété
en préopératoire avant toute prémédication
est moindre dans le groupe HYP (p ? 0,05). En salle de surveillance
post-interventionnelle (SSPI), lanxiété
et la douleur restent moindres pour ce même groupe HYP
(p ? 0,05). Toutefois, lanxiété satténue
dès la SSPI (p ? 0,003) au sein du groupe AG. Puis,
il ny a plus de différence significative à
la sortie, en termes de douleur et danxiété
(p = 0,56). Aucune conversion en AG nest nécessaire
dans le groupe HYP, mais cinq patientes ont recours à
une sédation dont les posologies sont très faibles
comparativement à celle de lanesthésie
générale. La consommation en antalgiques est
équivalente dans les deux groupes.
Conclusion
: Le
recours à loutil hypnotique est une alternative
intéressante pour la prise en charge des patients lors
de certaines interventions médicales invasives ou chirurgicales."
Auteurs
: H. Musellec, F. Bernard, P. Houssel, N. Guillou,
P. Hugot, L. Martin, H. Hamelin, J. Lanchou, M.-E. Gentili,
C. Devins and C. Virot
Référence :
Annales
Françaises dAnesthésie et de Réanimation
Volume 29, Issue 12, December 2010, Pages 889-896
Langue :
Français
>>
Hypnose et troubles anxieux
(2010)
Cet
article aborde la prise en charge des troubles anxieux par
l'hypnose. Cet outil offre, en effet, de nombreuses applications
dans ce champ. Elle peut ainsi être utilisée
: pour aider le patient à mieux contrôler son
anxiété, pour le traitement des phobies ou pour
prévenir les symptômes post-traumatiques. Les
techniques d'auto-hypnose peuvent également être
transmises par la suite au patient afin de lui permettre d'être
autonome dans sa pratique. Des vignettes cliniques illustrent
le travail réalisé par les auteurs avec les
patients souffrant de troubles anxieux. Nous y suivons notamment
une patiente qui doit bénéficier d'une tumorectomie
sous anesthésie générale précédée
d'un bilan d'extension en médecine nucléaire
et qui souffre d'une phobie du confinement suite à
une expérience traumatisante. Cette phobie s'étend
à tous les espaces restreints y compris le scanner,
l'IRM ou même le masque à oxygène. Le
thérapeute utilisera notamment l'hypnose comme outil
de désensibilisation en permettant à la patiente
de se projeter dans la situation anxiogène. Dans son
imaginaire, elle effectuera ainsi le trajet de la chambre
jusqu'au bloc opératoire en passant par l'ascenseur.
L'apprentissage ultérieur de l'auto-hypnose lui permettra
par la suite d'affronter réellement les situations
anxiogènes.
Référence
: L' hypnose et les troubles anxieux, Daniel Smaga, Nicole
Cheseaux, Alain Forster, Denis Rentsch, Nicolas de Tonnac,
Stefano Colombo, Rev Med Suisse 2010;6:330-333
> Lire
l'article Hypnose et troubles anxieux (libre accès)
>> Pratique
de l'hypnoanalgésie dans la prise en charge des plaies
Résumé
: "L'hypnose pour des raisons diverses, est empreinte
de représentations collectives lui conférant
un caractère, à la fois attrayant et dangereux.
Malgré ces perceptions erronées, elle s'intègre,
de plus en plus, à l'hôpital comme une technique,
une approche complémentaire aux soins et aux traitements.
Elle s'avère un outil particulièrement efficace
dans la prise en charge des douleurs liées aux soins
et dans le traitement des douleurs chroniques. Différentes
études valident, aujourd'hui, les bénéfices
de cette approche psycho-corporelle sur le confort physique
et psychologique des patients. L'hypnose médicale est
donc un moyen thérapeutique parmi d'autres qui présente
un intérêt certain dans la prise en charge des
douleurs aigues iatrogènes et chroniques liées
aux plaies non chirurgicales. Elle s'inscrit à l'hôpital
comme un traitement adjuvant et non substitutif dont l'utilisation
remet au cur de notre travail l'importance de la dimension
relationnelle et communicationnelle dans la prise en charge
de nos patients."
Auteurs
: E. Barbier et P.Toussaint - Institut Curie
Référence : Journal
des plaies et cicatrisations, 2010, no74, pp. 6-8
Langue : Français
>> Lhypnosédation
en proctologie interventionnelle
Résumé
: "Le
développement de techniques alternatives à lanesthésie
générale permet dappréhender la
proctologie interventionnelle sous un angle nouveau, mettant
plus à contribution le patient, facilitant le retour
à des activités courantes sans pour autant prendre
de risques pour la santé ni compromettre le confort
de lopérateur. Parmi ces techniques, lhypnosédation
peut être un complément intéressant à
lanesthésie locale ou locorégionale."
Auteur
: S. Vrignaud, CHU Hôtel-Dieu, Nantes, France
Référence : Journal
Côlon & Rectum - oct. 2010 - Vol. 4, N° 4, 236-238-8
| Lire
un extrait
>> Le
public est-il disposé à accepter l'hypnose dans
le secteur hospitalier ?
Cet
article s'interroge sur le manque de diffusion de l'hypnose
dans le secteur hospitalier malgré son efficacité
pour réduire notamment les effets secondaires liés
au traitement du cancer.
Les auteurs ont alors interrogé une population non
malade (n=115) sur leur position par rapport à l'utilisation
de l'hypnose pour le contrôle des effets secondaires
associés au traitement du cancer. 89% des interrogés
se sentiraient prêts à accepter cet outil pour
réduire ces effets. Les auteurs n'ont pas trouvé
de différences significatives concernant les différentes
caractéristiques démographiques de cette population
(genre, âge, éducation, ...). Ces résultats
tendent à confirmer, selon eux, l'intérêt
de diffuser plus largement ces pratiques dans le secteur hospitalier.
Titre
anglais : Intentions to use hypnosis to control the side
effects of cancer and its treatment.
Auteurs : SJ Sohl, L Stossel, JB Schnur, K Tatrow,
A Gherman, and GH Montgomery
Référence : Am
J Clin Hypn, October 1, 2010; 53(2): 93-100.
Langue : Anglais
>> L'efficacité
de l'hypnose lors des endoscopies digestives
Titre
anglais : The effectiveness of clinical hypnosis in the
digestive endoscopy: a multiple case report. Auteurs :
Domínguez-Ortega L, Rodríguez-Muñoz
S.
Référence : Am
J Clin Hypn. 2010 Oct;53(2):101-7. Langue : Anglais
Lire
l'article
>> Journal
international d'Hypnose Clinique et Expérimentale
Au
sommaire du numéro de Octobre 2010 de l'International
Journal of Clinical and Experimental Hypnosis :
>>
Affectation des ressources
attentionnelles dans la suggestion post-hypnotique
Résumé
: "Des sujets hautement hypnotisables ont reçu
l'instruction non-hypnotique de réagir à un
chiffre particulier parmi une série qui leur était
présentée, et la suggestion post-hypnotique
de réagir à un chiffre différent du premier.
Dans le cadre de certains essais, ces deux réactions
ont été testées séparément;
dans d'autres, elles ont été placées
en relation de conflit. Dans l'ensemble, les sujets n'étaient
pas plus sensibles aux suggestions post-hypnotiques qu'aux
suggestions non-hypnotiques, et la latence de réponse
était la même. Cependant, la réaction
aux suggestions post-hypnotiques était moins évidente
lorsqu'elle entrait en conflit avec les suggestions non-hypnotiques.
Une analyse des latences de réponse a démontré
que la réaction post-hypnotique faisait obstacle à
la réaction non-hypnotique (et vice-versa), et ce,
même en l'absence de conflit procédural durant
les essais. La présentation de la suggestion d'un choix
suggéré n'évoque pas inévitablement
un comportement post-hypnotique. De plus, l'interférence
des réactions post-hypnotique et non-hypnotique montre
que la réaction post-hypnotique consomme des ressources
attentionnelles. Ces deux résultats indiquent qu'au
sens strictement technique, le comportement post-hypnotique
n'est pas automatique."
Références
: Allocation
of Attentional Resources in Posthypnotic Suggestion
Irène P. Tobis AND John F. Kihlstrom, The International
Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, Volume 58,
Number 4 - October 2010
>>
Effets de l'état
de transe et clarté de l'imagerie avant et durant une
évaluation hypnotique : Une étude préliminaire,
Titre original : Trance
State Effects and Imagery Vividness Before and During a Hypnotic
Assessment: A Preliminary Study, Ronald J. Pekala,
Ronald Maurer, V. K. Kumar, Nancy Elliott-Carter, and Karen
Mullen, The International Journal of Clinical and Experimental
Hypnosis, Volume 58, Number 4 - October 2010
>> Suivi à
long terme de la formation en autohypnose pour soulager les
maux de tête récurrents : Ce qu'en disent les
jeunes
Résumé : "L'auteur a expédié
un questionnaire à 178 jeunes qui lui avaient antérieurement
été envoyés pour hypnose aux fins de
soulagement de maux de tête. Ce questionnaire demandait
aux répondants de décrire l'état actuel
de leurs maux de tête de même que d'autres éléments
connexes : traitement, utilisation de l'autohypnose, intensité,
fréquence et durée des maux de tête après
l'autohypnose, application de l'autohypnose à d'autres
problèmes, et attitudes vis-à-vis de l'autohypnose
et du stress quotidien. Des 134 questionnaires envoyés,
52 sont revenus remplis. Quelques années après
le traitement initial, 85 % (44/52) des répondants
ont indiqué qu'ils avaient éprouvé un
soulagement permanent grâce à l'autohypnose,
44 % (23/52) ont signalé une diminution de la fréquence
de leurs maux de tête, 31 % (16/52) ont remarqué
une diminution de leur gravité, et 56 % (29/52) ont
signalé que l'autohypnose réduisait l'intensité
de leurs maux de tête. La moitié des répondants
(26/52) ont insisté sur l'utilité de l'autohypnose
pour faire face au stress quotidien. Chez les enfants et les
adolescents, l'hypnose est associée à une diminution
significative des maux de tête, ainsi qu'à un
effet positif durable ressenti plusieurs années après
la formation en autohypnose. Les résultats de cette
recherche indiquent que les jeunes appliquent communément
et spontanément l'autohypnose à l'atténuation
d'autres problèmes dans leur vie."
Références
: Long-Term
Follow-Up of Self-Hypnosis Training for Recurrent Headaches:
What the Children Say, Daniel P. Kohen, The International
Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, Volume 58,
Number 4 - October 2010
>> Normes polonaises
du questionnaire de l'échelle de susceptibilité
hypnotique du Groupe de Harvard, formulaire A,
Titre
original : Polish
Norms for the Harvard Group Scale of Hypnotic Susceptibility,
Form A, Jerzy Siuta, The International Journal of Clinical
and Experimental Hypnosis, Volume 58, Number 4 - October 2010
>>
L'entraînement
autogène modifie les modes de recrutement cérébraux
dans l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle
(IRMF) Titre original :
Autogenic
Training Alters Cerebral Activation Patterns in fMRI, Marc
Schlamann, Ryan Naglatki, Armin de Greiff, Michael Forsting,
Elke R. Gizewski, The International Journal of Clinical and
Experimental Hypnosis, Volume 58, Number 4 - October 2010
>> Influence
d'une conférence au sujet des bases empiriques de l'hypnose
sur les convictions et les attitudes de professionnels de
la santé cubains envers l'hypnose
Résumé : "Cette étude visait
à déterminer si une conférence sur l'hypnose
pouvait modifier les attitudes et les idées fausses
sur ce sujet. L'échantillon comprenait 97 professionnels
de la santé provenant d'établissements de santé
de La Havane (Cuba). Le 1er groupe, comptant 46 participants,
a assisté à la conférence sur l'hypnose.
Le 2e groupe, comptant 51 participants, a assisté à
une conférence sur l'urologie. L'échelle de
Valence sur les attitudes et convictions vis-à-vis
de l'hypnose - version du thérapeute - a été
appliquée avant la conférence et après
celle-ci. Les résultats ont indiqué une différence
significative entre les deux groupes, le 1er groupe montrant
une attitude plus positive envers l'hypnose. Les deux groupes
démontraient toutefois des caractéristiques
similaires quant à la présence d'idées
fausses au sujet de l'hypnose et de la mémoire, lesquelles
idées ont changé de façon significative
chez les participants du 1er groupe après qu'ils eurent
assisté à la conférence sur l'hypnose,
mais qui sont demeurées les mêmes chez les participants
du 2e groupe. Cette conférence a eu par conséquent
une influence significative dans la correction des idées
fausses des participants au sujet de la mémoire et
de l'hypnose."
Références
: Marta Martin Antonio Capafons, Begona Espejo, M. Elena
Mendoza, Mayda Guerra, Jose Angel Enriquez Santos, Sandra
Diaz-Puron, Israel Garcia Guirado et Carmen Dolores Sosa Castilla,
The International
Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, Volume 58,
Number 4 - October 2010
>> Hypersensibilité
dentinaire: Thérapies classiques vs hypnose médicale
Abstract
: " Cette étude porte sur la comparaison entre
l'efficacité des thérapies classiques et celle
de l'hypnothérapie dans le traitement de l'hypersensibilité
dentinaire (HSD). Les patients d'un cabinet dentaire situé
dans un milieu urbain comptant environ 22 000 habitants ont
été examinés durant une période
de un mois. L'évaluation portait sur 102 personnes
et les données relatives à 186 dents ont été
analysées. La comparaison entre les taux de succès
des différentes méthodes de traitement (désensibilisation,
fluoration et hypnothérapie) n'a présenté
aucune différence significative. Une distinction notable
a toutefois été observée dans le délai
d'action du traitement et dans la durée de l'effet
obtenu. Le délai d'action du traitement était
très rapide, tant dans le cas des désensibilisants
que dans celui de l'hypnothérapie. Comparativement
aux autres méthodes étudiées, les effets
de l'hypnothérapie étaient les plus durables.
En conclusion, l'hypnothérapie était aussi efficace
que d'autres méthodes dans le traitement de l'HSD."
Johanne ReynaultC. Tr. (STIBC)
Références
: Comparison
of Conventional Therapies for Dentin Hypersensitivity Versus
Medical Hypnosis, Stephan Eitner; Christian Bittner;
Manfred Wichmann; Hans-Joachim Nickenig; Biljana Sokol, International
Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, Volume 58,
Issue 4 October 2010 , pages 457 - 475
>>
L'efficacité de l'hypnose
dans le soulagement de la douleur et de la souffrance chez
les femmes atteintes de cancer du sein métastatique
et chez les femmes souffrant du trouble temporomandibulaire
Abstract : " Les auteurs décrivent deux
études d'intérêt particulier pour les
thérapeutes et les cliniciens. Il s'agit de deux études
comparatives à répartition aléatoire,
axées exclusivement sur des femmes. La première
étude cherchait à déterminer si une intervention
de groupe comprenant l'hypnose, effectuée chaque semaine
pendant une durée de un an, pouvait réduire
la douleur chez des femmes souffrant de cancer du sein métastatique.
Les résultats indiquent que l'intervention a ralenti
l'augmentation de la douleur signalée par les patientes
au cours de cette période de 12 mois, comparativement
au groupe témoin. La seconde étude visait à
examiner les effets de l'hypnose chez des femmes souffrant
du trouble temporomandibulaire (TTM), en portant une attention
particulière autant à leur capacité fonctionnelle
qu'à la douleur. Selon les indicateurs de l'échelle
de notation numérique, l'hypnose réduit la douleur
associée au TTM. " Johanne ReynaultC. Tr. (STIBC)
Références
: The
Effectiveness of Hypnosis in Reducing Pain and Suffering Among
Women With Metastatic Breast Cancer and Among Women With Temporomandibular
Disorder, Michael R. Nash; Anthony Tasso
International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis,
Volume 58, Issue 4 October 2010 , pages 497 - 504
>>
La dissociation dans l''hystérie"
et l'hypnose : l'apport des neurosciences
Résumé
: Jean-Martin Charcot avait émis l'hypothèse
que des processus cérébraux semblables étaient
responsables des symptômes neurologiques de l' "
hystérie ", que l'on nomme à l'heure actuelle
" troubles de la conversion " ou " troubles
dissociatifs ", et des effets de l'hypnose. Des études
récentes dans le champ des neurosciences vont dans
ce sens et montrent que le phénomène hypnotique
implique des processus cérébraux similaires
à ceux observés chez les patients ayant des
troubles " hystériques " : augmentation de
l'activité corticale préfrontale. Selon les
auteurs, il s'agit d'une piste de recherche qui mériterait
d'être approfondie par le biais d'une étude contrôlée.
Références
: Dissociation in hysteria and hypnosis: evidence from
cognitive neuroscience, Vaughan Bell, David A Oakley,
Peter W Halligan, Quinton Deeley
Journal
of neurology neurosurgery and psychiatry, doi:10.1136/jnnp.2009.199158
>> Journal
international d'Hypnose Clinique et Expérimentale
Au
sommaire du numéro de Juillet 2010 de l'International
Journal of Clinical and Experimental Hypnosis :
-
Le
mouvement comme réaction à une suggestion hypnotique
de rigidité du bras : Un aperçu des mécanismes
sous-jacents (anglais)
Titre
original : Motion in Response to the Hypnotic Suggestion of
Arm Rigidity: A Window on Underlying Mechanisms, V.
Galea, E. Woody, H. Szechtman, M.R. Pierrynowski
-
Lentretien
cognitif extrême : un modèle pour lobtention
de faux souvenirs par linflation de limagination
(anglais)
Titre original : Extreme Cognitive Interviewing: A Blueprint
for False Memories Through Imagination Inflation, W.
G. Whitehouse, E. C. Orne et D. F. Dinges
-
Lhypnose
en réalité virtuelle dans la gestion de la douleur
associée au rétablissement dun traumatisme
physique (anglais)
Titre
original : Virtual Reality Hypnosis for Pain Associated With
Recovery From Physical Trauma, D. R. Patterson, M. P. Jensen,
S. W. Askay ET S. R. Sharar
Résumé
: "La douleur éprouvée à la
suite de blessures traumatiques est courante. Elle peut nuire
au rétablissement du patient et est souvent traitée
de façon inadéquate. En particulier, le rôle
que tiennent les techniques analgésiques non pharmacologiques
est mal défini. Les auteurs mentionnent un essai clinique
randomisé comparatif mené auprès de 21
patients hospitalisés ayant subi un traumatisme, afin
dévaluer lefficacité analgésique
de lhypnose en réalité virtuelle (HRV),
soit une induction hypnotique et une suggestion analgésique
fournies par lintermédiaire dun logiciel
ou dun équipement de réalité virtuelle
(RV). Des évaluations subjectives de la douleur ont
été obtenues immédiatement, puis huit
heures après lHRV (laquelle a été
utilisée comme thérapie complémentaire
aux soins analgésiques standards); elles ont ensuite
été comparées aux méthodes par
RV auxiliaires sans hypnose et aux soins standards administrés
seuls. Les patients ayant reçu lHRV ont déclaré
avoir ressenti une douleur ou des malaises moins intenses
comparativement aux groupes témoins.
Ces résultats préliminaires indiquent que lanalgésie
par HRV représente une nouvelle technologie méritant
dêtre approfondie, tant pour améliorer
la gestion de la douleur que pour faciliter le recours à
lanalgésie hypnotique aux personnes nayant
pas accès à lhypnose ou à la suggestion
hypnotique administrées par des thérapeutes."
-
Lassociation
entre lhypnotisabilité et le polymorphisme de
la catéchine-O-méthyltransférase (COMT)
(anglais)
Titre original : Association Between Hypnotizability and the
Catechol-O-Methyltransferase (COMT) Polymorphism
A. Szekely, R. Kovacs-Nagy, Eva I. Banyai; A. C. Gosi-Greguss;
K. Varga, Z. Halmai; Z. Ronai, M. Sasvari-Szekely
-
Une
nouvelle technique hypnotique pour le traitement du de syndrome
de stress post-traumatique lié au combat : Une étude
ouverte prospective (anglais)
Titre original : A New Hypnotic Technique for Treating Combat-Related
Posttraumatic Stress Disorder: A Prospective Open Study
E.
G. Abramowitz, P. Lichtenberg
Résumé
: "Les souvenirs traumatisants de nombreux vétérans
souffrant du syndrome de stress post-traumatique (SSPT) comportent
une composante olfactive pouvant être utilisée
selon une technique appelée « conditionnement
olfactif hypnothérapeutique » (COH). Trente-six
patients externes souffrant dun SSPT chronique, avec
flashbacks résistants provoqués par stimulation
olfactive, ont été traités à laide
de six séances dhypnose de une heure et demie
chacune. Pour mesurer leurs résultats, les auteurs
ont utilisé lÉchelle (révisée)
des répercussions dun événement
(ERE-R), lInventaire de dépression de Beck et
l'Échelle d'expériences dissociatives. Une réduction
significative des symptômes a été enregistrée
à la fin de la période de traitement de six
semaines avec l'ERE-R ainsi quavec l'Inventaire de dépression
de Beck et lÉchelle dexpérience
dissociative. Vingt-et-un sujets (58 %) ont répondu
au traitement par une réduction dau moins la
moitié de leurs symptômes sur lERE-R. Cette
amélioration sétait maintenue aux suivis
de 6 mois et de 12 mois. Lusage de médicaments
a été réduite. Le COH montre un effet
positif potentiel dans le soulagement des personnes souffrant
de SSPT avec composante olfactive."
-
Les
effets dune diminution vestibulaire liés à
lhypnotisabilité sur la posture et la locomotion
(anglais)
Titre original : Effects of Weight-Related Literal and Metaphorical
Suggestions About the Forearms During Hypnosis
M.
Menzocchi, G. Paoletti, G. Carli, E. Scattina, D. Manzoni,
E. Laura Santarcangelo
-
Préférences quant à limagerie hypnotique
dans la réduction des bouffées de chaleur :
Une communication brève (anglais)
Titre original : Preferences for Hypnotic Imagery for Hot-Flash
Reduction: A Brief Communication
Gary Elkins, Joel Marcus, Jennifer Bunn, Michelle Perfect,
Lynn Palamara, Vered Stearns, Jacqueline Dove
The
International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis
Volume 58, Number 3 - July 2010 Tous
les résumés en Français
>>
Hypnose
et Dépression
L'international
journal of clinical and experimental hypnosis consacre son
numéro d'avril à l'hypnose dans le traitement
de la dépression. Un article de M. D. Yapko fait le
point sur ce sujet et souligne la pénurie de recherches
sur le traitement de la dépression par l'hypnose. Mais
ce champ d'étude se développe peu à peu
et ce numéro est l'occasion de présenter les
avancées dans ce domaine.
L'article de B. S. Mccan et S. J. Landes propose un point
sur les méthodologies qui pourraient être employées
pour mieux évaluer l'efficacité des différentes
thérapies sur la dépression. Des stratégies
de recherche sont proposées en ce qui concerne l'hypnothérapie
de la dépression.
Celui d'A. Alladin présente l'hypnothérapie
cognitive (HC), méthode qui combine hypnose et thérapie
cognitivo-comportementale, et explique son utilité
dans le traitement de la dépression ainsi que dans
la gestion de divers troubles psychologiques.
Cette réflexion sera prolongée par la suite
par l'article de Michael D. Yapko qui se penche sur l'hypnose
comme appui au travail comportemental dans les TCC, ainsi
que par celui de Steven Jay Lynn et al. qui montre de quelle
façon l'hypnose, par sa capacité à moduler
l'attention, peut-être utile dans le traitement des
symptômes dépressifs tels que la rumination.
Enfin, C. Loriedo et C. Torti présentent une approche
systémique de l'hypnose. L'attention se porte, dans
cette approche, sur le rôle de l'environnement culturel
et familial dans la dépression. Différents modèles
d'hypnose susceptibles d'en faciliter le traitement sont présentés.
The
International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis
Volume 58, Number 2 - April 2010 (en anglais)
>> Hypnose
et performances sportives
Assessing
the immediate and maintained effects of hypnosis on self-efficacy
and soccer wall-volley performance. J Barker, M Jones,
and I Greenlees, J Sport Exerc Psychol, April 1, 2010; 32(2):
243-52.
>> L'hypnose en pédiatrie
- Publications francophones
>
Lhypnose en préopératoire
chez lenfant permet dapaiser la douleur
Lucie Caritoux, Cahiers de la puéricultrice, Vol 47,
N° 236 - avril 2010
pp. 13-14
Résumé
: "Lacte chirurgical et lanesthésie
sont des éléments anxiogènes, surtout
en pédiatrie. La veille de lintervention chirurgicale,
les enfants sont parfois anxieux, le matin de lintervention,
juste avant linduction anesthésique ils sont
souvent très angoissés malgré une prémédication
anxiolytique. Une séance dhypnose ericksonnienne,
la veille et le matin de lintervention peut les aider
à diminuer cette anxiété. Entretien avec
Sydney Melka, infirmier anesthésiste utilisant cette
méthode."
Consulter la fiche de l'éditeur
>
Lhypnose en pédiatrie,
Thierry Moreaux, Cahiers de la puéricultrice, Vol 47,
N° 236 - avril 2010, pp. 10-12
Résumé
: "Lhypnose est une approche novatrice et efficace
pouvant être pratiquée dans différents
services de pédiatrie. Les soignants disposent alors
dun outil supplémentaire pour aider les enfants
à faire face à la douleur et à lanxiété.
Cette méthode leur permet de sévader lors
des soins et de franchir la barrière entre le réel
et leur imaginaire."
Consulter
la fiche de l'éditeur
>
Lautohypnose, une ressource
pour lenfant lors de soins douloureux
Anne-Sophie Restif, Soins Pédiatrie/Puériculture,
Vol 31, N° 254 - mai-juin 2010, pp. 37-39
Résumé : "Lapprentissage de
lautohypnose permet à lenfant de gérer
partiellement ou totalement les composantes sensorielles et
émotionnelles de la douleur, notamment celle liée
à un soin de cathéter central en onco-hématologie
pédiatrique. Cet enseignement est réalisable
par une puéricultrice formée à cette
technique particulière."
Consulter
la fiche de l'éditeur
>> L'hypnose appliquée
en Odontologie
Dr
Claude Parodi et Dr Marie-Clémence Dauriac
Abstract : "(...) En odontologie, elle
(l'hypnose) peut être un précieux adjuvant
dans des situations fréquemment rencontrées
dans la pratique quotidienne: - Gestion de la peur et des
phobies - Gestion de la douleur - Diminution du saignement
et de la salivation - Limitation du réflexe nauséeux
- Aide au contrôle de parafonction comme le bruxisme
Pour illustrer ces propos, nous rapportons un cas pratique
de prise en charge décrivant une séance d'extraction
dentaire sur une enfant de 8 ans."
Référence
: L'hypnose appliquée en Odontologie, Revue francophone
d'odontologie pédiatrique, 2010, vol. 5, no1, pp. 6-11,
Dr Claude Parodi et Dr Marie-Clémence Dauriac
>
En savoir plus
>> Les
mécanismes cérébraux de l'hypnose
Etude
de Fanny Nusbaum -
News
publiée en mars 2010
Une
étude a été menée par Fanny Nusbaum
sur les mécanismes cérébraux de l'hypnose
dans le traitement des douleurs chroniques. Il s'agissait
d'étudier la spécificité de ces mécanismes
en comparaison avec une simple suggestion d'analgésie
sans séance d'hypnose. L'activité cérabrale
de 14 patients lombalgiques chroniques a ainsi été
étudiée à l'aide de l'imagerie cérébrale
(TEP et IRM) dans trois conditions : au repos, en état
d'éveil accompagné d'une suggestion d'analgésie
et en état d'hypnose avec la même suggestion
d'analgésie. Les résultats ont bien mis en évidence
l'activation de réseaux cérébraux différents
pour les patients en état d'hypnose.
28 % des sujets en état d'éveil ayant bénéficié
d'une suggestion d'analgésie déclarent une baisse
des sensations douloureuses.
64% des sujets ayant reçu cette même suggestion
mais en état d'hypnose décrivent une diminution
de leurs douleurs.
L'imagerie permet de constater l'activation d'un réseau
cérébral sensori-moteur pour le groupe en état
d'éveil. La suggestion sans état d'hypnose agirait
donc essentiellement sur la dimension sensorielle de la douleur.
Tandis qu'en hypnose, c'est le réseau cérébral
cognitivo-émotionnel qui est activé. L'hypnose
agirait donc davantage sur la dimension émotionnelle
de la douleur. Cette étude souligne donc l'importance
de la dimension émotionnelle de la douleur et l'apport
que peut représenter l'hypnose en agissant sur cette
dimension.
Référence
: Caractérisation des réseaux cérébraux
en jeu dans la modulation de la douleur chronique par hypnose.
Etudes menées par Fanny NUSBAUM, chercheur associé
au Laboratoire Santé-Individu-Société
(S.I.S., EA-4129), dirigé par les Prs Yves MATILLON
et Jacques GAUCHER. En
savoir plus
>>
Comment améliorer les effets post-opératoires
de l'hypnose dans la chirurgie du cancer du sein ?
Comme
le rappelle cet article, de nombreuses études ont montré
que l'hypnose améliore la récupération
post-chirugicale des patients. L'usage de l'hypnose diminuerait
ainsi les effets secondaires de l'opération : fatigue,
douleurs, nausées. Dans cette étude, les auteurs
ont tenté de mieux comprendre ce phénomène
et d'identifier des facteurs susceptibles de moduler les effets
de l'hypnose pré-opératoire sur les effets secondaires
post-chirurgicaux (douleurs, nausées, fatigue).
Lire
l'article : Mediators
of a brief hypnosis intervention to control side effects in
breast surgery patients: Response expectancies and emotional
distress J Consult Clin Psychol. 2010 February; 78(1):
80.
Auteurs
: Guy H. Montgomery, Ph.D., Michael N. Hallquist, Ph.D., Julie
B. Schnur, Ph.D., Daniel David, Ph.D., Jeffrey H. Silverstein,
M.D., and Dana H. Bovbjerg, Ph.D.
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L'hypnose pour l'hyperemesis gravidarum : vomissements incoercibles
de la grossesse
Titre
original : Hypnosis for hyperemesis gravidarum | Auteur
: D. McCormack
Référence : J
Obstet Gynaecol, January 1, 2010; 30(7): 647-53.
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L'hypnose dans la prise en charge
des douleurs chroniques
V.
Zelinka, M.-E. Faymonville, W. Pitchot, M. Ansseau
Les
auteurs proposent un point complet sur l'efficacité
de l'hypnose médicale dans le traitement des douleurs
chroniques. Ce bilan s'appuie aussi bien sur les études
cliniques que sur les résultats obtenus avec les techniques
de neuroimagerie fonctionnelle. Ces techniques ont, en effet,
permis d'objectiver les effets de l'hypnose.
Résumé
: "Notre revue de la littérature suggère
que l'hypnose est une option thérapeutique intéressante
dans la prise en charge des douleurs chroniques. Les explications
concernant son efficacité reposent principalement sur
les découvertes de la neuroimagerie fonctionnelle,
des études cliniques et des observations empiriques.
Ces données montrent que grâce à la diversité
de ses effets, l'hypnose est en mesure de moduler les variables
bio-psycho-sociales de la douleur chronique. Le choix de cette
technique thérapeutique doit être guidé
par l'estimation de son utilité. Cette dernière
s'évalue de façon individuelle, en tenant compte
des bénéfices et des limites de l'hypnose pour
chaque patient"
Référence:
L'hypnose dans la prise en charge des douleurs chroniques
- Acta Psychiatrica Belgica - Zelinka, V, Faymonville, Marie-Elisabeth,
Pitchot, William, Ansseau, Marc - 2009, Vol. 109-3, p. 21-28
Cet
article est disponible sur simple demande
>>
Hypnose : indications raisonnées ?
A.
Bioy, I. Ignace, C. Wood
Extrait
:
"L'hypnose est une méthode de plus en plus
utilisée dans le soin. Les connaissances de son fonctionnement
sont de mieux en mieux
connues, au moins en ce qui concerne son interaction avec
les processus intervenant dans l'expérience de la douleur.
Cet article se propose dans un premier temps de faire une
rapide synthèse de ce que nous savons de l'hypnose,
et en particulier de l'état hypnotique et de la façon
de l'induire chez l'enfant. Puis les auteurs posent la question
des indications de l'hypnose, que ce soit dans le champ de
la douleur ou dans d'autres perspectives (psychosomatique,
psychothérapeutique
).
Enfin, les données vues seront illustrées par
deux situations cliniques mettant en perspective la façon
dont l'hypnose peut prendre place dans un acte de soins. Au
final, c'est toute la question de la relation entre le praticien
et son patient qui se pose, tant cette relation apparaît
comme le socle à une pratique éclairée
de l'hypnose."
Référence
: A; Bioy, I. Ignace, C. Wood, Hypnose : indications raisonnées
?, Réalités Pédiatriques, n°142,
Septembre 2009
Site
de l'éditeur
>>
Les mécanismes cérébraux sous hypnose
Le
journal "Pour la science" relate une expérience
menée par une équipe de chercheurs genevois
sur les mécanismes cérébraux activés
pendant l'hypnose.
Extrait
: "Les
chercheurs ont utilisé l'imagerie par résonance
magnétique fonctionnelle pour déterminer si
le blocage d'un mouvement de la main par suggestion hypnotique
(" Votre main est lourde, très lourde ")
repose sur des mécanismes cérébraux similaires
à un blocage volontaire." (lire
la suite)
>>Références
de l'article original : Yann Cojan, Lakshmi Waber, Sophie
Schwartz, Laurent Rossier, Alain Forster and Patrik Vuilleumier
(juin 2009), The
Brain under Self-Control: Modulation of Inhibitory and Monitoring
Cortical Networks during Hypnotic Paralysis, Neuron, Volume
62, Issue 6, 862-875
>>
L'hypnose en dermatologie
H.
Maillard et E. Corrin.
Les
auteurs font le point sur l'utilisation de l'hypnose en dermatologie
et illustrent leur propos par des vignettes cliniques.
Extrait
:
"Il faut écarter toute représentation
"d'hypnose-spectacle" pour comprendre comment cet
outil peut faire partie intégrante de l'exercice d'un
dermatologue. L'hypnose bénéficie aujourd'hui
d'un crédit scientifique qui lui permet de s'implanter
dans les milieux hospitaliers. Plus qu'un outil ou une technique,
l'hypnose modifie notre posture afin de permettre au patient
de reprendre contact avec son corps, et retrouver son propre
savoir qui lui est inné
Elle agit sur la douleur et peut même la supprimer ;
elle peut apaiser également tout symptôme, sans
la nécessité de le comprendre ou de l'interpréter.
"Redonner les manettes au patient" tout en s'intégrant
dans une démarche médicale, c'est ce que nous
recherchons à travers l'hypnose, et il nous paraît
intéressant de témoigner de notre expérience
autant en milieu hospitalier qu'en cabinet de ville."
Référence
: H. Maillard, E. Corrin, L'hypnose en dermatologie, Réalités
Thérapeutiques en Dermato-Vénérologie,
N° 187, Mai 2009
Site
de l'éditeur
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Hypnose et pédiatrie
Utilisation
de l'hypnose dans le traitement des enfants
atteints de cancer
Christina
Liossi, Paul White, Popi Hatira
Ces
auteurs ont testé l'efficacité de l'hypnose
sur l'anxiété et la douleur des enfants atteints
de cancer durant les ponctions veineuses. Lors d'un essai
clinique randomisé, ils ont pu comparer trois groupes
d'enfants : un groupe ayant reçu uniquement l'anesthésiant,
un groupe avec anesthésiant et auto-hypnose et un groupe
avec anesthésiant et consignes d'attention.
Les patients ayant utilisé l'hypnose en plus de l'anesthésiant
ont ressenti moins d'anxiété anticipatoire et
moins de douleur et d'anxiété lors du soin que
les deux autres groupes.
De plus, les parents des enfants appartenant au groupe "anesthésiant
+ hypnose" se sont sentis moins anxieux durant le soin
que les autres parents.
Référence
: Christina Liossi, Paul White, Popi Hatira (April 2009),
A
randomized clinical trial of a brief hypnosis intervention
to control venepuncture-related pain of paediatric cancer
patients, Pain, Volume 142, Issue 3, Pages 255-263
>>
La douleur
n°7 - Traitement de la douleur par l'hypnose
L'institut
UPSA de la douleur consacre son numéro de mars au traitement
de la douleur par l'hypnose. Ce dossier très complet
aborde : l'hypnose et la douleur chronique, l'hypnose dans
les études cliniques, l'hypnose chez l'enfant en fonction
des stades de développement cognitif, les techniques
d'induction par classe d'âge, un cas clinique ainsi
qu'un point juridique sur les conditions légales d'exercice
de l'hypnoanalgésie pour les infirmiers.>>
Lire
le dossier
>>
Hypnose et Douleurs chroniques généralisées
Dans
cette étude, Grondahl et Rosvold ont étudié
les effets de l'hypnose sur les douleurs chroniques généralisées.
Les résultats suggèrent que le traitement hypnotique
peut avoir un effet positif sur la douleur et la qualité
de vie des patients atteints de douleurs musculaires chroniques.
Lire
l'article : Hypnosis
as a treatment of chronic widespread pain in general
practice: A randomized controlled pilot trial - Jan Robert
Grøndahl and Elin Olaug Rosvold (Musculoskeletal Disorders
2008, 9:124)
>>
Hypnose et troubles du sommeil chez l'enfant
Le
concept d'insomnie recouvre différentes réalités
: une difficulté à s'endormir, des réveils
nocturnes prolongés ou une qualité du sommeil
insuffisante affectant la vie quotidienne du patient. La somnolence
diurne qui en résulte peut affecter les capacités
cognitives des enfants et avoir des répercussions sur
leurs résultats scolaires. Chez les enfants, l'insomnie
est généralement associée à des
facteurs médicaux ou psychologiques comme l'anxiété,
la dépression, la douleur, l'asthme... Ches les jeunes
enfants, elle est également souvent associée
à des cauchemars. Chez les adolescents, elle est plus
fréquemment liée à l'irrégularité
des rythmes du sommeil entre la semaine et le week-end. Différents
traitements peuvent être proposés aux personnes
souffrant d'insomnie parmi lesquelles la relaxation, les traitements
pharmacologiques, l'éducation sur le sommeil, ...
Dans cet article, les auteurs ont fait un examen retrospectif
des dossiers de 84 patients traités pour leur insomnie
dans un centre de pneumologie pédiatrique.
Cette analyse qualitative permet de souligner les effets positifs
rapportés par les patients ayant appris à utiliser
l'hypnose et l'auto-hypnose pour traiter leur insomnie. Les
auteurs soulignent également l'intérêt
d'approfondir ces résultats par une étude standardisée.
Lire
l'article : Hypnosis
for treatment of insomnia in school-age children: a retrospective
chart review - Ran D Anbar, Molly P Slothower (BMC Pediatr.
2006; 6: 23.)
>>
Hypnose prénatale
Les
auteurs proposent de faire le point sur les bénéfices
de l'hypnose thérapeutique pour l'accouchement. Ils
présentent également le protocole qu'ils utiliseront
pour une étude sur ce thème. L'hypnose est,
en effet, un outil de plus en plus employé avec les
femmes enceintes en maternité. Elle permet notamment,
comme le montre cette étude, de diminuer l'usage des
antalgiques durant l'accouchement (baisse de 20% du nombre
de femmes nécessitant des anesthésiants) et
d'en réduire ainsi les complications.
Lire l'article :
Hypnosis Antenatal Training for Childbirth (HATCh): a randomised
controlled trial - Allan M Cyna, Marion I Andrew, Jeffrey
S Robinson, Caroline A Crowther, Peter Baghurst, Deborah Turnbull,
Graham Wicks, and Celia Whittle (BMC Pregnancy Childbirth.
2006; 6: 5.)
>> Quelle
pratique de l'hypnose pour les soins palliatifs ?
(Antoine
Bioy, Chantal Wood, Med Pal 2006; 5: 328-332)
Résumé
:
"Lhypnose est une méthode globale de prise
en charge dun patient dont la singularité est
de permettre à la fois de soulager certains symptômes,
mais aussi détablir une relation daide
particulièrement bien adaptée au domaine du
soin. Ces deux aspects intéressent les soins palliatifs,
qui mêlent de façon aiguë à la fois
une nécessité de prendre en charge les symptômes
présentés par le patient du mieux possible,
mais également possèdent un objectif daccompagnement
humain tout à fait essentiel. Notamment parce que lhypnose
permet au patient de reprendre contact avec son corps et sa
vie via un travail autour des perceptions. Cette méthode
offre de nombreux avantages à être
mise en place dans les structures où des accompagnements
palliatifs ont lieu, quel que soit le degré davancée
de la maladie." | Lire
l'article en ligne
>>
Les bénéfices de l'auto-hypnose dans un
centre de pneumologie pédiatrique
Anbar
et Geisler se sont penchés, dans cet article, sur les
bénéfices que peut apporter l'auto-hypnose chez
des enfants souffrant de dyspnées, de toux ainsi que
de dysfonctionnements des cordes vocales. Les auteurs constatent
en effet que des symptômes psychologiques sont fréquemment
présents chez ces patients comme cause ou comme conséquence
de leur maladie. Les manifestations de ces troubles anxieux
peuvent être alors considérés à
tort comme étant des symptômes d'une maladie
pulmonaire et faire ainsi l'objet d'un traitement inapproprié.
Il leur semble ainsi intéressant de se pencher sur
l'utilisation de l'hypnose et plus spécifiquement de
l'auto-hypnose sur les symptômes psychologiques de ces
patients. Ils ont ainsi examinés les dossiers des patients
à qui l'hypnothérapie avait été
proposée et ont pu constater l'intérêt
de cette méthode et plus largement d'une intervention
prenant en compte la dimension psychique dans le traitement.
Lire
l'article : Identification
of children who may benefit from self-hypnosis at a pediatric
pulmonary center - Ran D Anbar and Susan C Geisler (BMC Pediatrics
2005, 5:6)
>>
Hypnose et soins palliatifs
Alain
Forster, Nicole
Cuddy, Stefano Colombo
Un
très bel article publié en 2004 sur l'utilité
de l'hypnose dans les soins palliatifs. Les auteurs expliquent
de quelle façon l'hypnose soutient le patient aux différentes
étapes de la fin de vie : du choc de l'annonce jusqu'aux
derniers instants. Si la douleur est souvent le "symptôme
d'appel" qui amène le patient à rencontrer
le thérapeute, l'hypnose aura en fait une utilité
beaucoup plus vaste.
Elle permettra au patient de diminuer son anxiété,
sa douleur et lui redonnera une prise sur la situation notamment
par le biais de l'auto-hypnose. Elle lui permettra également
de retrouver des désirs et de s'extraire d'un état
uniquement dédié à l'attente de la mort.
Des vignettes cliniques illustrent ce travail. Ainsi Madame
Y. explique que "si elle peut sortir, cela veut dire
qu'elle est encore vivante et qu'elle peut profiter de la
vie en ayant un projet par jour" . Enfin, l'hypnose
aidera le patient à partir plus sereinement lors de
ses derniers instants.Pour cette jeune fille de 14 ans par
exemple l'auteur explique : "Elle a accompli ce qu'elle
désirait : elle a traversé l'adolescence en
trois jours en étant amoureuse. Elle est partie comme
elle l'avait imaginé, en hypnose, sur un grand aigle
avec une écharpe rouge accompagnée de ses parents
et moi même chacun sur un aigle différent, puis
elle nous a fait un signe et a continué sa route seule
jusqu'à sa future demeure."
Lire
l'article : Alain
Forster et al. «
Hypnose en soins palliatifs », Revue internationale
de soins palliatifs 4/2004 (Volume 19), p. 143-148.
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